Conseil Général des Pyrénées Orientales logo de la bibliothèque

Mon compte

DSC 0158 Copie

DSC0216
DSC0093
DSC0099
188395384086796195318577073124498266671159o
DSC0105
DSC0108
DSC0115
DSC0113
DSC0120
DSC0126

 

 

Palmares fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

palmares cat

 

espe

Le dessinateur de « Chateau Bordeaux » sort chez Glénat « Le Perroquet », une oeuvre personnelle et magistrale qui le fait entrer de plein pied dans le monde des géants. Parler de sa mère schyzophrène et bipolaire sans tomber dans quelque chose de pathos relève de l’exploit et du génie. Alors n’ayons pas peur des mots: Espé est génial.

Le Perroquet d'Espé est à découvrir à la médiathèque J.S.Pons à Ille sur Têt

et tu nes pas revenu

 

"Toi, tu reviendras peut- être parce que tu es jeune, moi je ne reviendrai pas", lui a dit un jour son père , alors qu'à Drancy, début 1944, ils attendaient par centaines, par milliers,comme d'autres Français juifs, le convoi qui allait les emmener vers l'est. 70 ans plus tard, Marceline Loridan Ivens écrit à son père une lettre d'amour, sa lettre d'amour.
« Je suis l'une des 160 qui vivent encore sur les 2 500 qui sont revenus. Nous étions 76 500 juifs de France partis pour Auschwitz-Birkenau. Six millions et demi sont morts dans les camps. »
A travers ce court texte, d'une rare intensité, Marceline Loridan-Ivens veut laisser un témoignage de sa vie afin de rappeler aux hommes les erreurs qui ont été commises et qui menacent parfois de se reproduire... Un témoignage qu'elle adresse à son père, mort durant la Shoah, comme si elle voulait faire un bilan de tout ce qu'il a manqué.
Loin de ne parler que de la vie dans les camps de concentration, Marceline Loridan Ivens revient également sur son retour en France, sur la difficulté à revenir dans un pays qui les a abandonnés et qui est responsable de la mort de son père. Elle parle de l'incompréhension de sa famille par rapport à ce qu'elle a vécu, le mutisme, la peur et l'impossibilité à recréer une cohésion avec la disparition du père. Elle revient sur sa vie, son combat pour changer le monde aux côtés de son mari. Elle évoque les traumatismes qui ne disparaîtront jamais. Les mots sont justes, percutants et les phrases courtes. Elles s'impriment chez le lecteur jusqu'à l'étourdir.

Et tu n'es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens, à découvrir à la médiathèque Christian Bourquin de Néfiach